Culture

Adolphe DÉCHENAUD

 

Fils de Joseph DÉCHENAUD
restaurateur à Paris, 9, rue de la Monnaie
et de Jeanne MICHEL, de Saint-Ambreuil

Adolphe Déchenaud naît chez ses grands-parents maternels à Saint-Ambreuil le  et y reste jusqu'à ses deux ans, après quoi sa mère le ramène à Paris.
De 1879 à 1882, Adolphe Déchenaud est pensionnaire de l'institution Daix-Borgne de Neuilly-sur-Seine puis son père le fait inscrire à 15 ans, en 1883 à l'Académie Julian où il suit les cours des peintres Jules Joseph LefebvreGustave Boulanger et Jean-Joseph Benjamin-Constant. En 1885, on l'autorise à accéder aux concours de l'École des beaux-arts de Paris. Après une interruption d'un an en 1886 pour effectuer une année de volontariat au 13e régiment d'infanterie de Nevers, il poursuit son apprentissage à l'Académie Julian.

Second grand prix de Rome en 1891 avec le tableau Philémon et Baucis, Adolphe Déchenaud est Second Grand Prix de Rome en 1891 et lauréat du Premier Grand Prix en 1894 avec Judith montre la tête d'Holopherne aux habitants de Béthanie. La même année, il intègre la villa Médicis à Rome. Il y reste jusqu'en 1898 et se lie d'amitié avec divers artistes comme le peintre André Devambez ou le sculpteur François Sicard et l'architecte Emmanuel Pontremoli, dont il exécute les portraits.

De retour à Paris en 1898, Adolphe Déchenaud expose au Salon de 1899 où il reçoit une mention honorable. L'année suivante, son envoi lui vaut une médaille d'argent et en 1901, on lui décerne une nouvelle médaille pour un portrait de son père.

Le , il se marie à Paris avec Marie Louise Rosine Garcin, rencontrée en 1910. 

Sociétaire du Salon des artistes français, il reçut une mention honorable en 1899, une troisième médaille en 1900, une médaille d'honneur en 1913. 

Chevalier de la Légion d'honneur en 1908, il devient membre de l' Institut en 1918 en succédant à Louis Collin au fauteuil 11 de l' Académie des Beaux-Arts.

Il décède le 27 décembre 1929 à Neuilly-sur-Seine.

Il revient en 1929, à son successeur, le peintre Lucien Simon (1861-1945), de faire son éloge funèbre.

A. DÉCHENAUD avait fait du village de Nanton (Saône-et-Loire) sa patrie d'élection, il y repose sous un mausolée.
Il eut une carrière trop courte, puisqu'il mourut à 56 ans.


Georges Lecomte, de l'Académie française, écrivait en 1922: " Je suis convaincu que dans une exposition d'ensemble où Déchenaud réunirait ses principaux portraits, ses tableaux les mieux composés, ses nus les plus fins et les plus harmonieux, sa calme maîtrise apparaîtrait éclatante et surprendrait beaucoup de ceux-là même qui croient lui rendre suffisamment justice. "

Adolphe Déchenaud excella dans le portrait : portrait de M. M. Déchenaud au Musée du Luxembourg, portrait de Mme M. Déchenaud au Musée de Dijon, portrait de jeune homme, portrait de l'artiste, Rome 1896, etc., mais deux au moins des nombreux sujets qu'il traita ont des liens avec Nanton. Ce sont " Les Vendangeurs ", tableau acquis par l'Etat, et " Les Noces d'or ". Les modèles furent des habitants de Nanton.  Il y venait fréquemment et les villageois furent ses modèles pour des tableaux comme Les Noces d'orLes Vendangeurs.

La plupart de ses œuvres sont visibles au Musée des Ursulines à Macon.